Vendredi 27 juin 2008

Dans un premier temps, les médias nous ont parlé quasi chaque jour de la diminution du pouvoir d'achat, des prix exorbitants des matières premières, de l'essence qui augmente, etc.

Dans un deuxième temps, nous avons vu de plus en plus de manifestations réclamant une augmentation du pouvoir d'achat prenant comme bouc-émissaire le gouvernement.

La dernière nouvelle négative à la mode, ce sont les actions des institutions bancaires qui se casse la gueule.

Alors, je vais simplement vous poser quelques questions simples :

1) Le gouvernement est-il responsable de l'augmentation du pétrole ?

2) Les personnes qui manifestent sont-ils réellement ceux qui sont dans le besoin ?

3) Qu'est-ce être en difficulté financière suite à la diminution du pouvoir d'achat ? Est-ce réellement se dire qu'il va falloir penser à des vacances moins chères ?

4) Les actions Fortis ont énormément baissées. On dit que les petits porteurs ont beaucoup souffert. Peut-on réellement souffrir lorsqu'on a des actions?

Les réponses sont assez faciles. Je pense qu’il faut rester un minimum positif. Et cela vaut en premier pour les médias qui ont une certaine responsabilité dans le mécontentement général que je considère peu objectif. Il faut apporter une aide au plus démunis d’abord. Il faut ensuite trouver des solutions. Manifester son mécontentement n’est pas suffisant.

 


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Vendredi 20 juin 2008

Me voici Maître. La belle affaire.

Je vais pouvoir aller à des réunions qui ne sont destinées qu’aux Maîtres.

Je vais pouvoir regarder les castes inférieures du haut de mon titre.

Je vais avoir des décors colorés.

Je vais pourvoir parler comme un frère qui a de l’expérience.

Je vais pouvoir me réjouir de voir les bleus se poser les questions que je me suis également posé (et dont je n’ai toujours pas les réponses).

Il ne me manque plus que la barbe, j’aurais alors l’air d’avoir encore plus de sagesse.

 

Lors de mon travail, un frère m’a judicieusement demandé : « Lorsque tu seras Maître, vas-tu porter tes décors ? »

 

Oui ! Mais je ferai attention à ne pas tomber dans le piège du Maître satisfait, du « Je suis » ou « Je vais enfin … ».

 

Aaah, enfin Maître. Je vais pouvoir me reposer un peu.

 

Oups !


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Jeudi 5 juin 2008



Note : j'ai quelque peu changé ce texte pour qu'il puisse être diffusé sur un blog public. 

Nous ne parlons jamais aussi bien que lorsque nous parlons de nos passions.

De vous à moi, cela me permettra de parler un peu plus de moi à vous.

Mais voilà ! Est-il possible de parler de tout en FM ? Tous les sujets sont-ils M ?

Pour ma part, je pense que oui. Il est important de démontrer son cheminement et non pas de présenter un texte que nous pensons être celui qui vous plaira ou qui correspondra à vos attentes ? Notre richesse n’est-elle pas aussi tout simplement de se parler franchement, chose très rare de nos jours ?

 

Il faut de même rester curieux et ouvert. Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas ce qu’on va trouver en dessous d’une pierre, qu’on ne va pas utiliser le levier.

 

Alors je pourrais vous parler d’une soeur, Cindy Sanders, philosophe contemporaine dont le dernier livre s’intitule « Compatibilité entre humilité et talent ».

Mais ce serait bien évidement vous raconter des bobards, des cracks comme on dirait à la Zinneke parade. Cindy Sanders n’est pas plus sœur que moi, et encore moins philosophe. Quoique... Prenons quelques extraits de son tube « Papillon de lumière », titre symboliquement parlant. Je cite : « Je me donne telle que je suis, sans chercher à tricher face à vous. ».

Ou encore : « Papillon de lumière, revit dans vos cœurs, Garde tout son mystère, N’a plus rien d’éphémère. ». Et puis tout de même : « Petite chenille j’rêvais déjà, Exister, montrer à ceux que j’aime, Ô combien tout ça était inscrit en moi ».  Cindy Sanders est donc, pour ceux qui ne la connaissent pas, une chanteuse célèbre uniquement pour la qualitée discutée de ses chansons et son entêtement à se définir comme très bonne chanteuse. Pour beaucoup, cette femme n’est pas intéressante, pour d’autres, elle ferait « une belle acquisition » …

Ouille ouille ouille, voilà donc que cela se complique. Notre F. Robert va-t-il encore revenir avec ses sempiternelles notions de pseudo anti-intellectualisme, de bon sens, d’égalité totale ? Je vous rassure tout de suite : oui.

Lorsque je travaille ma pierre, j’essaie de la travailler de tout côté. Là où elle est plus dure, là où elle est plus fragile. Pas de la même manière bien sûr. Je ne pourrais pas imaginer de ne la travailler que d’un côté. Je pense qu’il faut rester alerte à la société d’aujourd’hui, et que le temps qui passe n’est pas une excuse pour se détacher des réalités de ce monde, aussi futiles qu’elles puissent paraître. J’ai envie de nous dire : « N’oublions pas que nous avons été jeunes et cons ». Et quand je dis « jeunes et cons », c’est un compliment.

Mais je parlais de passions.

Je ne vous parlerai pas de ma passion pour le sexe, cela risquerait de trop me dévoiler (ou de vous dévoiler ?)

Je ne vous parlerai pas de ma passion pour le jardin potager, cela risquerait de franchement vous ennuyer.

Je ne vous parlerai pas de ma passion pour la cuisine, cela risquerait d’être vraiment trop long.

Ce qui me passionne, c’est lorsque je travaille chaque lundi, avant de vous rejoindre, seul, enfermé dans un studio à enregistrer des romans pour aveugles. J’y étais donc il y a quelques heures à lire, pour le moment, un bouquin s’intitulant : « La Matière expliquée aux Enfants ».

Mais pourquoi cette activité est-elle aussi passionnante ? Ou plutôt, pourquoi suis-je assidu depuis quelques années à cette activité solitaire ? Est-ce réellement pour aider ? Uniquement en partie bien sûr. Il faut s’avouer qu’une partie de nous se satisfait de se savoir faire du bien. On a fait une bonne oeuvre, on se dit qu’on peut donc avoir l’esprit tranquille. Un petit peu comme le frère qui jette 50 cents dans le tronc de la veuve ou le fidèle dans le tronc de l’église. Et finalement ce qui compte, c’est faire le bien tout court.. Notion universelle.

 

Et oui, je m’emporte dans des raisonnements où chacun se retrouve mal placé. Parfois, je me torture à essayer d’être juste. J’essaie peut-être d’arriver à une certaine plénitude ? Est-ce cela l’étoile flamboyante ?? Franchement, je n’en sais rien, j’en suis toujours à jouer à la marelle sur le pavé mosaïque…

 

Le vendredi, je m’en vais le soir rejoindre les méandres de la gare centrale. C’est peut être une des plus grandes expériences de ma vie. Nous allons distribuer des biscuits à des personnes pauvres, les biscuits étant un prétexte au but réel qui est un contact social. La distribution ne dure pas plus de 5 minutes et nous restons quelques heures. J’ai un contact direct avec une certaine forme de misère, qu’elle soit financière, intellectuelle ou même choisie. Je peux vous assurer qu’on voit la vie différement. Quand je vois des familles entières faire la file pour manger dans les couloirs sombres de la gare centrale, pleins de courants d’air et emplis d’une odeur âcre de pisse, lorsque je vois le sourire de certains, la hargne d’autres, lorsque je ressens l’humanité entière aux travers des discussions que j’ai, je relativise beaucoup de choses, et entre autre, vous l’aurez deviné, nos réunions hebdomadaires.

Alors, je ne vais pas philosopher sur cette comparaison car ce serait tout à fait ridicule et injuste. J’essaie donc de voir ce qu’il y a de positif. Et je me dis que, finalement, ces actions plus concrètes, cette implication dans la vie, je les ai depuis que je suis entré en

Maçonnerie. Mais attention, pas de conclusion hâtive ! Il y a certainement un lien, mais j’ai également d’autres sources de réflexions et d’influence que mes très chers F. :, V. :M. :

 

J’ai rencontré Gare Centrale un SDF, Abi, qui est SDF par choix, dit-il. Sa femme l’a quitté en lui demandant une pension alimentaire exorbitante et, afin de retrouver sa liberté, il s’est mis SDF. Il se considère maintenant comme réel SDF, c’est-à-dire, dit-il, comme « Sans Difficulté Familiale ». Abi est ancien prisonnier politique du Brésil et de l’Argentine. Il tient un blog très intéressant grâce à des connections Internet mise à sa disposition. Je ne résiste pas à vous livrer un extrait de son blog que je vous lis tel quel :

« Un sans abri rencontre tout type de gens. Surtout à la Gare Bruxelles-Central, ce lieu privilégié de l’exposition publique de la misère. Cela, je l'avais déjà appris. Mais dieux ou envoyés de dieux, cela me paraissait un peu trop. En tout cas, ce fut grâce à une de ces rencontres que j’ai réussi à me faire héberger pendant l’hiver 2005-2006 dans une communauté de reconvertis à la Foi.

 

Au moment de mon arrivée, une douzaine de personnes de plusieurs origines nationales  résidaient dans cette communauté. Une vraie tour de Babel. Malgré cette difficulté, j'ai aperçu tout de suite, en entendant  quelques exclamations évangéliques stéréotypées, qu'ils ne partageaient pas les mêmes doctrines religieuses.

 

Trois d'entre eux suivaient les enseignements des baptistes, deux autres se laissaient guider par les pentecôtistes, un autre se disait chrétien mais souffrait visiblement de troubles psychologiques. Un couple roumain manifestait  envers leur divinité des craintes rencontrées souvent dans la religiosité chrétienne populaire. Une femme et son fils, deux  anciens sans-abri, se déclaraient   «SDF et sans religion ».

 

Dans cet amas de  reconvertis, chacun  prétendait soit avoir reçu une "Mission du Seigneur", soit exprimer une "Révélation Divine". Chacun d'eux se considérait comme l'unique dépositaire de l'autorité divine et le seul vrai porte-parole de Dieu.

 

Les affrontements entre ces nains de l'autorité morale feraient un clown rougir de honte.

Entre eux, l'hostilité était permanente; le manque de solidarité, ostensible; et l'intrigue, leur pain quotidien.

 

Lors d'un règlement de compte entre une jeune femme philippine, ancienne toxicomane,   et son petit ami, condamné à une amende faramineuse pour fraude fiscale, elle l'insultait vociférant qu'il était le Diable (une affirmation  difficile à prouver), un voleur (possible, étant donné qu'il employait la carte de banque de sa petit amie) et un connard (c'était son petit ami...).

 

Conrad Maes, le fondateur de cette communauté, voulant résoudre les  difficultés de ce couple, a amené la jeune femme dans sa chambre à lui, pour prier ensemble. Le Diable et moi nous les attendons au jardin.

 

La prière durait déjà plus de deux heures...

 

- Abi, ce n'est pas normal...

- Quoi?

- Un homme et une femme enfermés seuls dans une chambre.

- Ils sont en train de prier, et leur dieu est avec eux.

- Ne fais pas l'innocent. Tu sais très bien ce qu'ils sont en train de faire!

- Voulez-vous insinuer par là que, lors de cette prière, la "voie du Seigneur" est pénétrable?

 

En vérité, en vérité, je vous dis: dans la maison des reconvertis à la Foi, où certains prétendaient avoir connu l'amour de leur dieu, le respect était sans abri, et la discrétion sans domicile fixe. »

 

Je vous conseille à tous d’aller visiter son site dont je peux vous donner les coordonnées si vous le souhaitez. (http://jst.magusine.net/spip.php?article155 ou http://cid-75d05f77d0222762.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=summary&_c=BlogPart )

 

Je me rappelle une question posée pendant une de ces réunions informelles avant que je ne devienne Maçon : « Y a-t-il encore des causes qui en valent la peine ? » J’en étais éberlué. Evidement, la question était posée avec malice. Je m’emballe parfois pour, selon certain, des détails. Mais ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves. Ce sont les petits propos négligents qui forment la bêtise, de nous tous. Alors vous me dites parfois, ou vous pensez parfois : ce garçon est trop sensible. Et je vais vous le dire franchement : rien ne me met plus hors de moi que ce discours-là. Il ne faut pas confondre sensible et sensiblerie. C’est cette sensibilité qui est le moteur de ma révolte, c’est cette sensibilité qui m’anime. Je l’ai et j’espère la garder. Alors que ceux qui regardent l’autre, quasi avec condescendance, pour penser « pfff, un peu trop sensible celui-là, avec quoi il vient », qu’ils se demandent ce qui les pousse à venir sur ces colonnes. Si on ne peut même plus accepter ou juste écouter un F. qui se révolte, que vient-on faire ici ? Passer sa soirée pour se regarder devant le miroir de la vanité ? Se battre pour des principes égoïstes ? Se pavaner devant les autres avec épinglé sur son poitrail le badge invisible de l’ancienneté M ?

 

En même temps, voyez-vous, je suis souvent en train de me dire : « Robert, tu fais telle chose que toi-même tu critiques. Reprends-toi. ». Et oui, ce n’est pas aussi facile que cela. Je ne veux donc pas devenir donneur de leçon, mais j’ai envie de faire bouger les choses, mon miroir près de moi pour constater les singeries dont je suis également coupable.

 

Car tout n’est pas pardonnable, même si l’on trouve de jolies formules.

Je me rappelle une discussion que j’avais eue à une table d’hôte en France où une dame me vantait les qualités du Pape. Je lui ai demandé : « Comment pouvez vous aimer un assassin ? ». « Comment ? » me dit-elle. « Oui, quelqu’un qui demande à ses fidèles de ne pas porter de préservatif est responsable de milliers de morts. Elle m’a simplement répondu : Mais vous savez Monsieur, ce n’est qu’un Homme.

 

Ce n’est vraiment pas dans mes habitudes de faire des serments. Encore moins lorsqu’on ne me le demande pas. Mais je vais vous en faire un ce midi : je fais le serment d’être le plus possible objectif, de ne pas me voiler la face et de considérer les propos de tous avec la même importance.

 

V.M. je voudrais terminer ce travail par un texte de Prévert, car la passion, c’est aussi ce qu’on aime, et j’aime tout simplement ce texte.

La Grasse matinée

il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
elle est terrible aussi la tête de l'homme
la tête de l'homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tête couleur de poussière
ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
dans la vitrine de chez "potin "
il s'en fout de sa tête l'homme
il n'y pense pas
il songe
il imagine une autre tête
une tête de veau par exemple
avec une sauce de vinaigre
ou une tête de n'importe quoi qui se mange
et il remue doucement la mâchoire
doucement
et il grince des dents doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il compte sur ses doigts un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
et il a beau se répéter depuis trois jours
ça ne peut pas durer
ça dure
trois jours
trois nuits
sans manger
et derrière ces vitres
ces pâtés ces bouteilles ces conserves
poissons morts protégés par les boîtes
boîtes protégées par les vitres
vitres protégés par les flics
flics protégés par la crainte
que de barricades pour six malheureuses sardines....
un peu plus loin le bistro
café-crème et croissants chauds
l'homme titube
et dans l'intérieur de sa tête
un brouillard de mots
un brouillard de mots
sardines à manger
oeuf dur café-crème
café arrosé rhum
café-crème
café-crème
café-crime arrosé sang !! .....
un homme très estimé dans son quartier
a été égorgé en plein jour
l'assassin le vagabond lui a volé
deux francs
soit un café arrosé
zéro francs soixante-dix
deux tartines beurrées
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.
il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim

 

 

(Jacques PRÉVERT, Paroles (1945)
©1972 Editions Gallimard)

 

Musique : « La Quète » par Dario Moreno


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Mardi 3 juin 2008

Hier soir, j’ai présenté mon travail d’A. de S. afin de devenir M.

Quelle déception.

J’étais pourtant enthousiaste, j’avais fait un travail qui me correspondait bien, qui parlait, à travers quelques-unes de mes passions, de vrais problèmes et de symboles importants. J’expliquais par-dessus tout que ce qui me semblait important, c’était le cheminement que j’avais parcouru. Je faisais le serment de prendre en considération avec la même importance chaque mot de chaque F. Il ne m’a pas fallu plus de 10 minutes pour renier cet engagement.

Un frère (toujours le même, voir mon article « insultes en loge ») a commenter mon travail comme le travail d’une personne « massonisable ». Ce serait « un travail parfait pour quelqu’un qui demanderait son entrée en F.M. ».

J’ai pris ce commentaire comme une gifle dans la gueule. La remarque peut être anodine, mais elle est franchement insultante. S’entendre dire une chose pareille après des années de démarches, après s’être ouvert auprès de ses F. est ressenti comme une trahison, comme une véritable insulte à mon travail. J’en appelle (sans aucun espoir) à l’honnêteté de ce F. Il déclare, en finale de sa remarque, qu’il mettra tout de même une boule blanche. J’ai envie de lui dire : « Ai des couilles, et met une boule noire ». Tout comme lorsqu’il nous joue la grande scène du 4 en déclarant avec emphase « dans ces conditions, je m’en vais, mettez moi en sommeil ». Et bien aie le courage de tes opinions et vat-en.

Vous l’aurez compris, j’ai la rage.

Heureusement, je n’ai eu de la part des autres frères, que de bonnes réactions et d’autres questions, intelligentes. Pas mal de frères se sont opposés à la critique de ce frère. Certain le considère simplement comme fou ou ne sachant pas ce qu’il fait, d’autres le considère comme le furoncle de notre atelier.

Je ne sais pas ce qu’il est, et depuis hier je m’en fous. Ma fraternité a ses limites. Je lui en voudrai toujours d’avoir gâcher mon travail, la joie de ce travail d’A. de S.

Dans deux semaines, je serai initié au grade de M. Pour le moment, le cœur n’y est pas. J’ai besoin de temps. J’espère juste que deux semaines seront suffisantes pour digérer cet affront.


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Mercredi 23 avril 2008
J'aime beaucoup ce titre :-)
J'ai commencé une nouvelle activité en tant que bénévole, deux vendredi par mois. Il s'agit d'un groupe, dénomé "des biscuits", qui va depuis déjà 7 ans distribuer des biscuits aux personnes qui viennent chercher un repas dans le couloir de la gare centrale. Ils ont un blog (
http://lequipebiscuit.blogspot.com/  ) et j'y ai laissé mes impression de débutant dans cette nouvelle fonction. Vous trouverez le texte également ci-dessous :

Ma première expérience Gare Centrale.

 

Bon d’accord, le titre est un peu bizarre. Comprenez : « Ma première expérience gare centrale avec l’équipe biscuits ».

On m’avait dit : « 21h00 gare centrale », et comme je n’ai pas de mémoire, j’avais déjà oublié où. Baaaah, j’vais bien les repérer. Puis il y aura mon collègue Hoan.

J’arrive donc avec un quart d’heure d’avance (un record pour moi, d’habitude c’est plutôt une heure d’avance). Je fais un tour dans la gare : billetterie, accès aux quais et … le long couloir sombre et froid qui vous amène au métro.

Tiens, au niveau billetterie, il y avait 6 agents de sécurité, habillés de rouge, à côté de grandes affiches les représentants et glorifiant cette nouvelle présence rassurante dans les gares. Dans le long couloir sombre et froid : 0 agent.

Arrivé au bout de ce couloir, je me retrouve face à une foule en attente de recevoir à manger, une foule qui fait rétrécir ce couloir sombre et froid, comme la plupart des visages de navetteurs qui passent, qui regardent leurs pieds, pire, qui ont peurs.

Il n’y avait pas encore de biscuitiers. Bon normal, il n’est pas encore l’heure. Et voilà que tout à coup arrive un groupe avec beaucoup de matériel, des barrières, de la soupe, des récipients divers, beaucoup de monde.  Ah ! Super. Je me dirige vers le groupe et je me présente comme un nouveau volontaire pour la distribution de biscuits. « Mais Monsieur, ce n’est pas ceci, il faut suivre le programme de l’opération Thermos Monsieur !, et blabla blabla, et blablabli… » Erreur number one : il ne faut pas croire que les volontaires sont tous sympathiques (sauf les biscuitiers, of course). Alors, me connaissant, je suis persuadé de m’être trompé de jour. C’est bien moi ! Lorsque j’entends derrière moi une voix « Eh Robert ! ». Aaaaah ! C’est Hoan. Ouf.  En quelques secondes je passe du petit enfant perdu prêt à être remisé aux objets perdus au volontaire plein d’énergie et capable de tout. On me présente et tout le monde me semble déjà fort sympathique. Evidement, j’ai oublié tout les prénoms.

Voyons voir : y a la fille qui habite Waterloo, qui est psy et qui a été dans les « Pains quotidiens » de Waterloo et … d’Uccle » et dont les voisins ont de grosses 4X4. Elle boit du Fanta orange et du Rosé. Puis il y a le mec qui n’arrête pas de lui rappeler qu’elle habite dans une commune chic, qui connais pas mal de monde et qui boit des Scotchs. Ensuite il y a aussi la jeune fille qui a son petit ami à Gand et qui, lorsqu’elle s’endort dans le train va coucher chez ses beaux-parents à Brugge. Avec Hoan, on a bu quelques verres et je dois dire que ce fut très agréable. Mais je parle de la fin. Reprenons le fil de l’histoire.

Après les présentations, nous avons été chercher les biscuits dans la voiture de Hoan, puis nous avons fait des sacs. L’angoisse relative de savoir s’il y avait assez de sacs ou pas, une longue attente du fait de l’équipe précédente qui était toujours occupée à distribuer les repas, une petite discussion avec Simone qui m’a bien indiquée qu’il fallait faire attention « à ceux qui ne faisaient pas la file et qui prenaient plusieurs sacs ». Beaucoup de fraternité, d’embrassade. Erreur number two : croire qu’on ne va pas être accepté par les autres du premier coup.

Arrive le moment de la distribution des biscuits, je sorts mon gilet fluo et … j’ai eu l’impression que tout s’est déroulé en 2 minutes.

Le grand couloir sombre et froid se vide, il est quasi minuit. Les petites souris sortent des carcasses de la construction et viennent grignoter les restent. C’est le moment de s’en aller. Je traîne un peu les pieds (benh oui, c’est tout de même vendredi soir…) et j’entends derrière moi un discret « hè Monsieur ». Je me retourne. « Monsieur, je voulais vous dire …. Merci. Et pour les autres aussi, je voulais vous dire merci, merci pour eux. »

 

La seule prochaine erreur que je pourrais faire, c’est de ne pas y retourner la prochaine fois.


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Dimanche 30 mars 2008

Mes chers amis,

Je suis tout retourné depuis quelques temps.
Et oui, j'ai entendu, en loge, des mots tel que "Tais-toi, tu n'es qu'un faux jetons". Déjà interrompre, c'est terrible, mais en plus insulter ... Je n'en suis toujours pas remis.
 Et j'en suis bien triste.
Alors évidement j'entend l'excuse classique : "Mais c'est un vieux Monsieur". Et alors ? Parce qu'on est vieux on aurait le privilège d'être un vieux con sans conséquences ? C'est donner peu de valeur aux dires et pensées des personnes agées. Ou bien j'entends également "Mais bon, on était en récréation". Et alors ! Dans le monde profane je n'accepterais déjà pas ce genre de language (car ce n'était pas un dialogue), alors encore moins en loge. Et je ne peux finir qu'avec cette conclusion (éternelle ? universelle ?) : les frères sont des hommes comme les autres. Parait juste qu'il y aurait moins de cons qu'ailleurs. Allez, d'accord !
Mais ce qui m'a réellement scotché, ce fut la réaction de l'attaqué : placide, sans révolte, oserais-je écrire "fraternelle" ? Car j'avoue qu'à sa place, j'aurais été du moins très ennervé, en tout cas j'aurais pris le chose avec passion et, peut être, je ne serais pas resté aussi fraternel. Comme quoi, même dans ce moment de crise, il y a eu de belles choses et mon ciboulo n'arrête pas de fonctionner. Ah! le bel esprit ! :-)


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Mardi 4 mars 2008


schtroumpf.gif

 

 

Il y a le Grand Schtroumpf, le Schtroumpf Musicien, le Schtroumpf à Lunettes, le Schtroumpf  Financier, le Schtroumpf  Médecin… et puis il y a toujours un Schtroumpf Grognon, un Schtroumpf Coquet, etc. Bien sûr, on peut y ajouter des Schtroumpflogisme : Le Schtroumpf secrétaire ? Le Schtroumpf à Bâton ?

Et chaque Schtroumpf peut un jour être l’autre Schtroumpf.

Et puis parfois, il y a des Schtroumpfettes. Ou même que des Schtroumpfettes.

Ils se réunissent dans un grand champignon. Certain parlent du GSDL (Le Grand Schtroumpf de l’Univers). Le Cosmoschtroumpf en fait partie.

Ils accueillent des nouveaux : les bébés Schtroumpfs qui deviennent très vite des Apprentis Schtroumpfs.

Après ou avant débat, ils vont à la Soupe aux Schtroumpfs, toujours accompagné d’une bonne dose de Salsepareille.

Bon, parfois ils se cassent la tête pour pas grand-chose : Schtroumpf Vert et Vert Schtroumpf ? Schtroumpfe-bouchon ou tire-bouschtroumpf ?

Ils repoussent toujours le Gargamel qui rôde dehors (ou qui rôde dedans ?).

Mais en final, ils ne veulent que schtroumpfer le meilleur d’eux-mêmes pour que la vie soit plus schtroumpf.

J’ai schtroumpfé !

 


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Mardi 12 février 2008

Ci-dessous un article que j'ai publié il y a déjà quelques temps, lorsque j'étais débutant.  (publié sur mon blog privé). Il a toute sa place ici.

 

 

Le lundi soir, j’écoute la F.M.

 

J’en prends plein la gueule. A mon avis, on n’y passe pas assez de programmes pour jeunes, on y discute trop, on ne laisse plus de place à la musique.

 

Je sais que Pierre écoute.

 

J’aimerais parfois la légèreté d’une chanson des schtroumpfs : (extrait)

 

« Le Grand Schtroumpf m'a demandé
De nous donner un baiser
Mais non, de vous éduquer
Nous apprendre à s'amuser
Mais laissez-moi donc parler
On t'écoute Dorothée
Il faudra que vous sachiez
Nous promener et chanter
Vous n'avez pas bien compris
C'est d'école dont il s'agit
Ce qu'on préfère à l'école (oui ?)
C'est les vacances (mais…)
Ce dont on raffole
C'est les vacances (oh non…)
Après les heures de colle
Vivent les vacances (c'est pas sérieux…)
Ce qu'on préfère à l'école c'est les vacances (hum, hum…)
Combien font 4 et 17 ?
Ca doit faire à peu près schtroumpf
La circonférence du cercle ?
Moi je sais : c'est 2 pi schtroumpf
Où se trouve la Finlande ?
Juste au dessus de la Schtroumpf
La capitale de la Hollande ?
Vaut mieux d'mander au Grand Schtroumpf
Vous êtes tous des gentils Schtroumpfs
Mais je vous mets zéro à schtroumpf »

 

 

 

Evidemment, on passe d’autres standards, comme « Le Temps des Cerises » :

 

 

 

« Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d'amour

J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur »

 

 

Je suis bien évidemment sensible à ce que représente cette chanson. Mais elle a vieilli à donf ! Et il y a un truc que je n’aime vraiment pas, c’est la « nostalgie historique ».

 

Mort aux idoles !

 

Que l’Histoire soit un exemple. Mais que notre actuel soit notre actuel.

 

Chaque jour apporte sa pierre à l’édifice de notre planète. Ne touchons pas aux bases de cet édifice, mais enrichissons le à partir de cette base.

 

 

Et moi ça me plait d’écouter d’abord « Les Temps des Cerises » et puis « Les Schtroumpfs ».

 

Lala lalalalaa lalala lalaaaaaa….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Lundi 11 février 2008

Je me suis rendu ce week-end à Paris afin d’assister à l’initiation d’un proche. Il s’agissait d’une loge constituée principalement d’artistes, d’où leurs réunions se déroulants le dimanche matin. Cette loge travail en présence de la Bible, défini ici comme étant une référence à notre culture. Je passerai ce détail car je tiens à y revenir lors d’un prochain article.

Ce que je tiens à souligner, c’est la fraternité de cette loge. Ce fut le moment de « tester » la fraternité universelle et je dois avouer que j’ai été enchanté. Nous avons été accueillis formidablement et chacun était attentionné et content de recevoir des frères belges.

Hors le fait d’une fraternité réelle, le rituel de cette loge était touchant (et cela prend vraiment son sens lorsqu’on sait que je suis rarement touché par un rituel). Il y avait précision et talent de déclamation, ce qui fait malheureusement souvent défaut. Il faut dire qu’il y avait pas mal d’acteurs professionnels, ce qui explique cela.

Je suis presque sans mot.

Je souhaite au nouvel initié tout le bonheur possible.


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Mardi 5 février 2008

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Autant le dire tout de suite, je n’aime pas le secret chez mes amis FM.

J’ai l’impression qu’il ne sert qu’à rehausser une sorte de snobisme FM, de donner l’impression que nous faisons partie d’une élite. De même pour les décorations, pour les vêtements folkloriques. Le symbolisme n’a pas besoin de ces atours.

Que le secret de l’identification de chacun soit gardé, je suis évidement tout à fait d’accord.

Que l’on fasse des secrets au sujet de l’initiation, je le suis également, afin de pouvoir en tant que postulant avoir une réelle initiation.

Mais que l’on surfe sur ce qu’est réellement la FM me désole. On ne peut ensuite s’étonner que certains pensent que nous effectuons des sacrifices sur l’autel du temple !

Même les émissions de vulgarisation à ce sujet sont vraiment mauvaises : l’émission passée sur la RTBF il y a quelques semaines était peut être claire pour les initiés, mais certainement pas pour le citoyen moyen. Et encore moins pour le citoyen moins cultivé qui doit toujours être privilégié lorsqu’on parle de vulgarisation.

J’ai parfois le sentiment que mes amis FM sont trop le nez dans leur vie de FM et n’ont plus cette distance nécessaire avec leur vie privée. Je ne parle même pas de ceux pour qui la FM représente l’essentiel de leur propos. Jamais je ne veux me diriger vers ce type de pensée. Je ne crois pas à une organisation unique, à un ordre unique (encore moins à un représentant unique). Je ne croirai pas à une philosophie unique, si je puis me permettre d’appeler la FM ainsi.

J’espère avoir toujours d’autres sources d’intérêts, d’informations, d’autres amis d’opinion et d’origine différente. J’espère toujours m’enrichir en me diversifiant au maximum, sans pour autant me perdre.

Très naïvement (et je sais que certains vont avoir les cheveux dressés) je compare la FM à un club intello où je me rends une fois par semaine. Mais pour rester équilibré, je me dois de faire un peu de sport, d’aller au théâtre, de fréquenter d’autres personnes, de lire des bouquins, de jouer au théâtre, de faire mon boulot de bénévole, etc.

Bref, de m’améliorer pour le bien de l’humanité.


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